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Nourrir son animal, un vrai budget

Un foyer français sur deux est l’heureux propriétaire d’au moins un animal de compagnie. Parmi eux, près de 19 millions de chiens et chats. Autant de « bouches » à nourrir pour des maîtres qui, parfois, sous-estiment le poids de cette dépense.

Rien n’est trop beau pour nos compagnons à quatre pattes. En France, la dépense moyenne est de 600 euros par an pour un chat et de 800 euros pour un chien, selon une enquête du site spécialisé Wamiz. Environ la moitié concerne l’alimentation. « C’est le premier poste de dépense concernant les animaux de compagnie, bien avant les soins vétérinaires ou le toilettage », confirme Laëtitia Barlerin, vétérinaire*.

D’après ses calculs, il coûte entre 1,60 et 2,80 euros par jour de nourrir un chat de quatre kilos avec des sachets repas (quatre par jour). Avec des croquettes, cela reviendrait à un euro à peine. Enfin pour des « boîtes », comptez environ 25 euros mensuels, et de 50 à 85 euros pour des sachets ou autres barquettes. Un sacré budget, dont « les gens ne se rendent pas compte, estime Laëtitia Barlerin. Dans le cas d’un chat, qui est souvent donné, on ne voit pas les dépenses qui viendront après ». Le vétérinaire qui rappelle que la dépense alimentaire est proportionnelle à la taille de l’animal.

==> Lire : Nos astuces pour nourrir son animal en dépensant moins

Coté produits, sur un marché de la vente d’aliments pour chiens et chats qui représente 1,76 milliard d’euros en grandes et moyennes surfaces alimentaires (source Symphoni Iri) pour des centaines de références, le choix est vaste. Pour chien comme pour chat, par exemple, les prix oscillent entre 2 et plus de 10 euros le kilo pour une boite de pâtée de 300 grammes, selon qu’il s’agisse de nourriture « classique » ou adaptée à une caractéristique spécifique de votre compagnon.

« On ne peut pas économiser sur le budget alimentaire »

Au milieu d’une forêt d’offres et de prix, entre marques de distributeurs (26.8% des ventes fin juin 2009, selon le cabinet Iri France) et grandes marques, gare à ceux qui descendraient brutalement en gamme. La qualité est « très importante », insiste Laëtitia Barlerin, et la santé étroitement liée à l’alimentation donnée. On parlerait presque d’investissement sur la santé de son animal de compagnie. « Les gens sont souvent étonnés par le prix de l’alimentation haut de gamme, mais elle est mieux digérée, donc on en donne moins. Et un animal en bonne santé nécessite moins de soins vétérinaires », assure la spécialiste, pour qui « on ne peut pas économiser sur le budget alimentaire ».

Reste la solution du fait maison, qui reviendrait deux à trois fois plus cher qu’un régime fait uniquement de croquettes. « Un chat de quatre kilos a besoin d’environ 50g de croquettes par jour, ce qui revient entre 20 et 60 centimes par jour. Une ration ménagère de 150 grammes de poisson revient à environ trois euros », estime Laëtitia Barlerin, qui conseille de choisir des produits « diététiquement corrects », et si possible de prendre conseil auprès d’un vétérinaire nutritionniste.

Enfin, que faire si votre animal mange trop ? Les produits « light » « sont souvent plus chers, prévient la spécialiste. Or Light veut seulement dire 20% de calories en moins par rapport à un produit non light de même marque, pas que ça fait maigrir ». La meilleure solution ? « Changer l’alimentation, tranche Laëtitia Barlerin. Car en réduisant les quantités, on rend l’animal affamé, agressif ou voleur, voire dépressif ». Un maître averti en vaut deux.

 

*Vétérinaire et journaliste, Laëtitia Barlerin intervient sur RMC dans l’émission « Vos animaux », dans la rubrique « Animaux » de Télé 7 jours et dans la chronique « Miss Véto » dans l’émission La Quotidienne sur France 5.

© Olivier Dumont – Fotolia.com

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