lemouvementassociatif-centre.org
Image default

Monopoly : la bonne pioche

Elle naît de l’imagination d’une américaine, Elizabeth Magie. En 1904, celle-ci invente un jeu (« The Landlord’s game », le jeu du propriétaire) destiné à dénoncer la nature « antisociale » du monopole. Idée reprise au début des années 1930 par son compatriote Charles Darrow. En 1935, la société Parker Brothers (aujourd’hui Parker) lui rachète les droits de ce qui deviendra le Monopoly tel qu’on le connaît aujourd’hui. Le jeu est désormais édité par la société américaine Hasbro, numéro deux mondial du jouet et propriétaire de la marque Parker. Disponible dans 111 pays, le Monopoly a été adapté en 43 langues. Pour l’anecdote, l’image de John Pierpont Morgan (fondateur de la banque éponyme) a longtemps été utilisée sur les billets et le logo du jeu.

Depuis 1935, le Monopoly s’est vendu à 275 millions d’exemplaires dans le monde et a conquis plus d’un milliard de joueurs, selon Hasbro. De nombreux sites web lui sont consacrés. Dernièrement, toujours sur Internet, on a pu de nouveau mesurer sa popularité : la rumeur d’une suppression de la célèbre « case prison » sur le plateau a été relayée par l’ensemble des médias (puis démentie par Hasbro). Sur Facebook, en début d’année, l’opération « Save your token », destinée à faire voter les fans sur le pion qu’ils souhaitent garder et celui par lequel ils souhaitent le remplacer (le fer à repasser par le chat, finalement), a réuni des fans venus de 120 pays, d’après l’éditeur du jeu. Sur Facebook encore, parmi les huit applications dédiées au célèbre jeu de plateau, Monopoly : Millionaires et Monopoly Hôtels revendiquent quelques 100 000 « utilisateurs actifs » par mois. Enfin, au sein des dizaines de pages qui lui sont consacrées sur le réseau social, la plus importante compte… plus de onze millions de « likes ». En France en 2012, 500 000 boîtes du jeu ont été vendues selon Hasbro.

  • Des dizaines de déclinaisons

On manquerait presque de place pour évoquer toutes les versions du jeu. Citons Monopoly Junior, Monopoly Monde, Hotels, Nostalgie, Révolution (avec banque électronique, effets sonores et musique), Monopoly Millionnaire… Le jeu s’est également associé à des évènements ou à des marques : Monopoly « Coupe du Monde France 98 », Monopoly Star Wars, Monopoly Disney/Pixar, Les Simpsons… Ont également vu le jour une version électronique, une version « voyage » sous la forme d’un jeu de cartes (Monopoly Deal) et même un version en braille, sortie dans les années 1970. Mais Hasbro est allé plus loin, en commercialisant une version pour -presque- toutes les régions et grandes villes françaises. Monopoly Aveyron ou Monopoly Poitou cohabitent ainsi avec une cinquantaine de villes (Monopoly Amiens, Marseille, Lyon…). Même la « célèbre » ville de Montcuq, dans le Lot, a eu droit à sa version.

Du coté des écrans, et ce depuis les années 1980 et la première Nintendo, presque toutes les plate-formes de jeux vidéo (PC et consoles) ont accueilli un jeu estampillé Monopoly. La franchise se décline également en une application compatible avec la plupart des smartphones et tablettes existantes.

Dans sa dernière version, Monopoly Empire, sortie cette année, le joueur n’achète plus de rues mais de grandes marques (Google, Coca-Cola…) et devra toutes les posséder pour l’emporter. Le but, affirmé par Hasbro : raccourcir les parties, qui devraient ainsi ne durer plus qu’une trentaine de minutes.

Comptez -en moyenne- entre 30 et 40 euros pour la version classique du jeu. Le prix des différentes déclinaisons varie globalement autour d’une cinquantaine d’euros, jusqu’à cent euros pour les plus rares. Sur les sites d’enchères ou de petites annonces, des modèles rares de Monopoly (en bois, éditions limitées…) se vendent à plusieurs centaines d’euros.

 

Sources : monopolypedia.fr/hasbro.com

Photo Wikimedia commons – H.Frank

A lire aussi

L’arrivée de bébé, un sacré budget

Irene

Jeu vidéo d’occasion : le juste prix ?

Irene

Se retrouver dans la jungle des smartphones à moins de 200 euros

Irene

Ne grillez pas votre budget sur la route des vacances

Irene

Retraités : quatre activités qui rapportent

Irene

Fast fashion : se chausser à bas prix

Irene