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Le chauffage au bois, une bonne solution ?

Le prix des énergies fossiles a beau avoir chuté ces dernières années, de nombreux experts s’accordent à dire que le système le plus économique et le plus écologique à moyen et long termes, c’est le bois. Mais avoir chaud l’hiver ne dépend pas seulement du type de chaudière que l’on possède. Robert Célaire, ingénieur consultant en efficacité énergétique, nous donne ses conseils.

Si on se base exclusivement sur le coût moyen d’un kilowattheure (kw/h), le choix est vite fait : la bonne vieille bûche de bois pour cheminée reste la plus économique, mais pas forcément la plus efficace, ni la plus écologique.

Le rendement d’une cheminée, surtout sans insert, est en effet très médiocre et la combustion du bois en foyer ouvert produit plus de particules fines qu’un litre de diesel brûlé dans un moteur moderne, sans compter la provenance du bois, pas toujours issu d’une forêt gérée dans les règles de l’art.

« Le problème avec le chauffage, explique Robert Célaire, c’est que les réponses aux principales questions que l’on se pose commencent souvent  par « ça dépend »… parle-t-on d’une maison individuelle ou d’un appartement ? Si c’est une maison, elle est neuve ou ancienne ? Est-elle située sur la côté méditerranéenne, en Lorraine ou dans les Alpes ? Y vit-on toute l’année ou pas ? A quelle température j’aime me chauffer ?… chaque facteur a son importance dans le choix final. »

Avant de décider, l’expert préconise néanmoins de faire les choses dans l’ordre. Une fois la question de l’isolation réglée, on peut commencer de s’intéresser au système de chauffage proprement dit. Et c’est là que « ça dépend » de beaucoup de choses. D’une façon générale, Robert Célaire penche plutôt en faveur des poêles à granulés de bois pour les résidences principales neuves ou anciennes, surtout si les occupants sont du genre frileux.

>> Lire aussi : Le bois et les énergies propres toujours plus utilisées pour se chauffer

Un équipement coûteux

L’équipement de base est certes assez onéreux (de 1 500 à 4 500 € environ), mais le combustible est peu polluant, pas cher et renouvelable à l’infini. « Et on peut supposer que son prix sera beaucoup plus stable dans le temps que celui du pétrole ou du gaz, qui est un prix essentiellement politique, estime notre consultant, pour qui ce système est sans aucun  doute le meilleur choix à moyen et long termes. »

Les chaudières à fuel et à gaz continuent néanmoins de se vendre et de séduire les Français, y compris pour des constructions neuves. Après un repli sensible tout au long des années 2000, les ventes ont repris depuis deux ou trois ans, avec la forte baisse des cours du pétrole. A l’instant T, le chauffage au fuel ou au gaz reste ainsi compétitif, mais qu’en sera-t-il dans 5, 10 ou 20 ans ? « Des deux, c’est le gaz que je préfère, plaide Robert Célaire, parce qu’il pollue moins, émet moins de CO², est mieux adapté aux petites puissances et peut aussi être utilisé pour la cuisine. »

Pour les pompes à chaleur et la géothermie, notre consultant n’est pas plus enthousiaste. A tout le moins pour chauffer un logement. Selon lui, « les systèmes les plus efficaces sont aussi les plus coûteux, avec des temps de retour sur investissement excessivement longs et une fiabilité dans le temps qui reste à démontrer. »

L’avenir appartient, peut-être, au chauffage au bois.

Touslesbudgets.com – © pexels.com

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