En 2014, les Français ont mangé 809 millions de pizzas, soit dix millions de plus en un an. Ils sont ainsi les deuxièmes plus gros mangeurs au monde*.
L’essentiel a retenir : la pizza reste un produit ultra-populaire en France parce qu’elle est simple, pratique, conviviale et disponible partout.
- La France compte plus de 23 000 points de vente de pizza.
- Le prix moyen tourne autour de 10,20 euros, mais il varie beaucoup selon le réseau et le mode de vente.
- La livraison progresse, surtout en ville et quand la météo est mauvaise.
- Les pics de vente arrivent souvent les soirs de match, le week-end et pendant les moments de convivialité.
- Le mobile devient un canal de commande majeur, avec une part croissante des achats en ligne.
- L’innovation produit et technologique pèse de plus en plus dans la concurrence entre enseignes.
Les Français mangent toujours plus de pizza. Comment l’explique-t-on ?
Si tu te demandes pourquoi la pizza continue de cartonner en France, la réponse tient à trois choses très concrètes : l’offre, le prix et l’usage. Dans les faits, la pizza coche presque toutes les cases d’un repas “facile” : elle se trouve partout, elle nourrit bien, elle se partage sans effort et elle s’adapte à presque toutes les situations.
Ce qui fait sa force, c’est aussi sa présence massive sur le marché. La France compte plus de 23 000 points de vente — indépendants, chaînes, camions, kiosques, services de livraison — ce qui la rend accessible dans la majorité des zones urbaines et périurbaines. Concrètement, plus l’offre est dense, plus la consommation suit.
Il faut aussi regarder le comportement des consommateurs. La pizza n’est pas seulement un plat “rapide” : c’est souvent une solution de dépannage, un repas convivial, ou un choix pratique quand on veut éviter de cuisiner. C’est ce mélange entre simplicité, plaisir et praticité qui explique sa résistance, même face à la montée du fait-maison.
Le prix moyen d’une pizza en France est de 10,20 euros**. Sur ce point, quelle est la politique de Domino’s ?
Chez Domino’s, le prix de départ moyen est à 8 euros, mais ce chiffre ne suffit pas à comprendre le marché. En pratique, le prix final dépend du type d’offre, de la taille de la pizza, du mode de vente et même de la zone géographique. Si tu compares deux magasins, tu peux donc voir des écarts importants pour un produit pourtant similaire.
Le réseau fonctionne avec deux grands modèles tarifaires. Soit la logique “une pizza achetée, une offerte”, avec un prix unitaire plus élevé pour financer la promotion. Soit un prix unique par pizza. Les franchisés disposent d’une liberté de fixation, avec seulement des recommandations du réseau. Ce que cela change pour toi, c’est qu’il n’existe pas un prix Domino’s unique, mais une politique commerciale adaptée à chaque magasin.
Dans la pratique, le “prix de référence” a peu de sens sur ce marché, car les promotions sont très fréquentes. Pour comparer intelligemment, il faut regarder le prix réel payé au moment de la commande, et non le tarif affiché hors offre.
Chez Domino’s, quelle est la proportion de pizzas livrées ?
Il n’existe pas de proportion unique valable partout, et c’est normal. La part de livraison dépend fortement de la zone : en milieu urbain, elle est généralement plus élevée ; en zone rurale, la vente à emporter reste souvent plus forte. Dans la réalité, les habitudes de consommation changent selon la densité de population, les distances et l’accessibilité du point de vente.
La tendance de fond, en revanche, est claire : la livraison progresse. Pourquoi ? Parce que le foyer est devenu un lieu de loisir à part entière. On ne commande plus seulement “par manque de temps”, mais aussi pour rester chez soi, recevoir des amis, regarder un match ou éviter un déplacement inutile.
Si tu es dans une logique de commande, cela implique une chose simple : le mobile et la livraison prennent de plus en plus de place dans le parcours client. Pour une enseigne, cela veut dire optimiser l’expérience de commande, les délais et la fiabilité du service.
A quels moments ont lieu vos pics de vente ?
Les pics de vente arrivent souvent lors des grands événements collectifs, surtout les soirs de match de football. C’est logique : la pizza est un produit social, facile à partager, qui s’intègre très bien à une soirée entre amis ou en famille.
Le week-end reste aussi un moment fort. En semaine, la pizza est davantage perçue comme un gain de temps. Le week-end, elle devient plus conviviale, plus festive, plus liée à la détente. Concrètement, le même produit ne répond pas au même besoin selon le jour.
Dans la pratique, les enseignes qui comprennent ces rythmes ajustent mieux leurs stocks, leurs équipes et leurs opérations marketing. Si tu veux anticiper la demande, il faut donc regarder non seulement le calendrier, mais aussi les événements sportifs, les vacances et les habitudes locales.
La météo a-t-elle un impact ?
Oui, clairement. La pluie favorise les commandes, parce que les gens ont moins envie de se déplacer et privilégient la livraison. À l’inverse, une forte chaleur peut freiner les ventes, notamment quand les consommateurs préfèrent des repas plus légers ou sortent davantage.
Ce type d’effet météo est très concret sur le terrain. Les professionnels observent généralement que les journées grises, humides ou pluvieuses soutiennent la demande, alors qu’un été très chaud peut la ralentir. Ce n’est pas une règle absolue, mais une tendance solide.
Ce que cela implique pour une enseigne, c’est une vraie nécessité d’anticipation : ajuster les prévisions, les effectifs et les promotions selon la météo. Pour toi, en tant que client, cela explique aussi pourquoi les délais peuvent varier selon les conditions du jour.
Les Français sont « accros » à leur smartphone. Qu’en est-il de l’utilisation de l’application Domino’s ?
Aujourd’hui, une majorité de commandes provient du mobile, via l’application ou le site mobile. C’est une évolution majeure, parce que les usages ont changé : les jeunes, en particulier, commandent de moins en moins sur ordinateur et passent commande en mobilité, depuis leur téléphone.
Dans les faits, le smartphone est devenu le point d’entrée naturel pour commander. C’est rapide, simple et immédiat. Pour une marque, cela veut dire qu’une expérience mobile fluide n’est plus un bonus, mais une condition de performance.
L’objectif affiché est d’atteindre à terme deux commandes sur trois passées en ligne. Si tu hésites encore entre téléphone, application ou site web, retiens surtout ceci : plus le parcours est court et clair, plus la commande a de chances d’aller au bout.
L’émergence d’une vague de nouveaux concepts de restauration rapide est-elle une menace pour la pizza ?
Oui et non. Oui, parce que plus la concurrence est forte, plus chaque enseigne est sous pression. Non, parce que tous les concepts ne répondent pas au même besoin. Le burger, par exemple, reste souvent un produit individuel ; la pizza, elle, garde une dimension collective très forte.
C’est justement ce qui la protège en partie. La pizza n’est pas seulement un repas : c’est un lien social. Elle accompagne les moments partagés, les soirées à plusieurs, les repas improvisés. Ce positionnement la rend moins remplaçable qu’un produit purement individuel.
En revanche, cela ne dispense pas d’innover. Les enseignes doivent surveiller les tendances, retravailler leurs recettes et rester attentives aux attentes des consommateurs. Dans la pratique, la concurrence ne menace pas seulement les volumes : elle oblige à rester pertinent, visible et désirable.
On évoque beaucoup l’envie grandissante des Français de prendre le temps de cuisiner chez eux. Pourtant, la pizza se vend toujours plus. Comment l’expliquez-vous ?
Le succès du fait-maison est réel dans les discours, mais il ne remplace pas le besoin de solutions simples au quotidien. Prendre le temps de cuisiner reste, dans la majorité des cas, une pratique occasionnelle. Le temps est devenu une ressource rare, et c’est précisément là que la pizza garde un avantage.
Concrètement, la pizza répond à un besoin très actuel : manger sans perdre de temps, sans renoncer au plaisir, et sans gérer toute la préparation. C’est ce que cela change pour le consommateur : il peut se faire plaisir rapidement, sans charge mentale excessive.
Dans les faits, la pizza ne concurrence pas seulement la cuisine maison. Elle concurrence aussi les autres solutions rapides, comme les sandwichs, les plats préparés ou certaines offres de restauration rapide. Sa force est d’être à la fois pratique, conviviale et perçue comme plus “repas complet”.
Sur quelles innovations Domino’s travaille-t-il ?
Les innovations portent d’abord sur les recettes. L’enseigne cherche en permanence de nouvelles propositions, avec une nouvelle recette lancée environ tous les un à deux mois. C’est important, parce qu’un marché très concurrentiel exige du renouvellement régulier pour maintenir l’intérêt.
Il y a aussi une forte dimension technologique. L’exemple cité en Australie est parlant : un système permettant de suivre son livreur en temps réel, un peu comme avec Uber. Ce type de fonctionnalité répond à une attente très concrète : savoir quand la commande arrivera, réduire l’incertitude et améliorer l’expérience client.
Dans la pratique, l’innovation ne sert pas seulement à “faire moderne”. Elle sert à rassurer, à fidéliser et à simplifier l’acte d’achat. Si tu es client, cela veut dire plus de visibilité sur ta commande. Si tu es professionnel, cela veut dire qu’il faut penser la pizza comme un service complet, pas seulement comme un produit.
*source Indice Pizza, Gira Conseil
**pour une pizza Reine
***sur une Steak & Cheese medium, pâte fine, en livraison, les prix varient de 11 euros dans le 9e arrondissement de Paris à 16,90 euros à Bordeaux (Barrière Saint-Genès)
FAQ
En 2014, les Français ont mangé combien de pizzas ?
Les Français ont mangé 809 millions de pizzas en 2014. Cela représente dix millions de plus qu’en 2013. Ce chiffre confirme la place centrale de la pizza dans les habitudes de consommation en France.
Pourquoi les Français mangent toujours plus de pizza ?
Parce que la pizza est facile à trouver, abordable et adaptée aux repas partagés. L’offre est très large en France, avec plus de 23 000 points de vente. Dans la pratique, c’est un produit qui répond à un besoin simple : manger vite, bien et sans contrainte.
Le prix moyen d’une pizza en France est de combien ?
Le prix moyen d’une pizza en France est de 10,20 euros. Mais ce montant varie beaucoup selon le type de pizza, la zone géographique et le mode de vente. En promotion, le prix réel peut être très différent du prix affiché.
Chez Domino’s, quelle est la proportion de pizzas livrées ?
Il n’existe pas de proportion globale unique, car cela dépend de la zone géographique. La livraison est plus forte en milieu urbain, tandis que la vente à emporter reste plus présente en zone rurale. La tendance générale, toutefois, est à la progression de la livraison.
La météo a-t-elle un impact ?
Oui, la météo a un impact direct sur les ventes. La pluie favorise la livraison, car les clients se déplacent moins. À l’inverse, un mois de juillet très chaud peut freiner la demande, notamment parce que les habitudes de consommation changent.

