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Parfois, faire soi-même ne revient pas moins cher !

La mode du « Do it yourself » (faire soi-même) envahit depuis plusieurs années les rayons des librairies, les blogs sur Internet et surtout les magasins de décoration. Nicolas Miras co-dirige Creavea, une boutique en ligne spécialisée dans la vente de matériel de loisirs créatifs. Il revient pour Touslesbudgets.com sur les fondements de cette pratique tendance… qui ne se révèle pas toujours bon marché.

Le tricot n’est plus destiné qu’aux grands-mères, et les techniques de l’origami ne sont plus seulement réservées aux fanas de culture japonaise. Aujourd’hui, les arts créatifs s’invitent dans (presque) tous les foyers. « Le DIY, c’est ludique et pédagogique. Les enfants adorent car en plus de développer leur créativité, ils acquièrent la patience et la persévérance », explique Nicolas Miras.

Voir : Le « Do It Yourself » : un remède anti-crise?

Un Polaroïd, de la gouache et des paillettes

Toutes les occasions sont prétextes à créer soi-même. Un mariage, un baptême, Pâques ou Halloween permettent d’exposer aux yeux de tous, son imagination. « Souvent, faire soi-même, c’est financièrement avantageux mais le coût du matériel high-tech notamment, contrebalance cette théorie », poursuit le patron.

Nicolas Miras imagine une manière originale d’occuper les plus jeunes pendant l’anniversaire de l’un d’eux. « Vous achetez un appareil photo Polaroïd [ndlr : comptez entre 37 et 400 euros], de la gouache, quelques paillettes et des gommettes. Vous proposez alors aux enfants de créer des cadres photos selon leurs goûts ». Facile, ludique mais pas toujours économique. Selon Creavea, cet investissement peut représenter jusqu’à 15 euros par personne. « C’est plus cher que des jouets en plastique achetés par paquet de 12, mais les jeunes repartent avec un beau souvenir. »

Lire : Le jobbing, un contre-pied au DIY

Recycler pour réaliser des économies

Le DIY peut aussi se révéler onéreux quand les créateurs choisissent des matériaux nobles. En 2016, les matières brutes comme la pierre et le kraft reviendront sur le devant de la scène. « Pour l’hiver, si vous souhaitez vous tricoter un pull en laine d’alpagas, l’investissement sera plus important que de l’acheter déjà tissé. »

Afin de rentabiliser l’achat des matières premières et le temps consacré à la création artistique, de plus en plus d’amateurs se rendent sur les marchés de Noël pour vendre leurs bijoux ou les éléments de décoration qu’ils ont conçu. Le DIY prend alors une tournure entrepreneuriale que Nicolas Miras explique : « Il existe une double satisfaction dans le fait de créer puis vendre du DIY : se distinguer et valoriser son talent»

Pour réaliser des économies, les créateurs se tournent alors vers le ‘’upcycling’’. Cette tendance vise à recycler des vêtements, des matériaux ou des meubles, en objets intégrant une plus-value. Plusieurs ateliers qui mettent à disposition des outils de bricolage, se sont ouverts récemment dans les villes françaises pour permettre aux urbains de renouveler la décoration de leur intérieur à moindre coût.

Lire : Déménagement : le carton du Do it yourself

Camille Lhost – © Kzenon – Fotolia.com

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