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MOOC, apprendre gratuitement sur internet

Les cours en ligne ouverts à tous se développent en France, après leur grand succès outre-Atlantique. Gratuits, ils permettent de suivre une formation depuis n’importe où. Il suffit d’un ordinateur et d’une connexion internet.

Appelés Massive Open Online Course en anglais, les cours filmés et disponibles en ligne gratuitement via des plateformes dédiées ont commencé à arriver en France au début de la décennie. Mais le lancement de France Université Numérique (FUN), par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a permis d’intensifier le phénomène. Cette plateforme propose un catalogue de cours conçus par des professeurs d’universités et écoles françaises.

Aujourd’hui, 201 MOOC francophones sont ainsi accessibles à tous. « De nouvelles écoles se lancent dans les MOOC comme l’Université de Nantes récemment et la plupart de celles qui ont tenté l’expérience reconduisent souvent leur MOOC. Néanmoins, nous sommes encore loin de pouvoir parler d’explosion des MOOC », nuance Thierry Debarnot, co-fondateur de digiSchool, plateforme éducative en ligne, qui propose notamment un annuaire des MOOC francophones.

Un complément de formation

Concrètement, un MOOC se présente sous la forme de courtes vidéos (moins de 10 minutes) postées une ou plusieurs fois par semaine. Après chaque séquence, les internautes ont accès à des questionnaires afin de mettre en pratique les enseignements du cours et de vérifier qu’ils ont bien intégré les connaissances. Certains MOOC demandent plus de travail, comme des exercices à rendre ou des devoirs écrits.

Les internautes peuvent également aller sur les forums de discussion ouverts pour chaque cours. Ils permettent de poser des questions à l’enseignant et aux autres participants, de se faire aider ou de partager ses expériences.

Disponibles sur FUN, sur Coursera ou encore sur Openclassrooms, « l’élève » peut choisir le sujet qui l’intéresse et s’inscrire à la prochaine session. La durée, les dates et l’effort estimé de chaque cours est indiqué.

S’ils n’ont pas vocation à remplacer une salle de classe, ils sont un bon outil complémentaire pour renforcer son savoir sur un aspect ou simplement enrichir sa culture générale. Ainsi ils ne permettent pas d’obtenir un diplôme de type BTS ou master, mais si l’internaute va jusqu’au bout du MOOC, il se voit délivrer un certificat de complétion.

Pour qu’il soit reconnu au sein du système universitaire toutefois, ou comme compétence sur un CV, certaines plateformes proposent des certificats biométriques qui permettent d’authentifier le participant. Mais ils sont payants (entre 30 et 100 dollars sur Coursera).

Les jeunes, peu concernés aujourd’hui

Cependant, les sujets abordés dans les MOOC ne sont pas très diversifiés et concernent des domaines ciblés, comme l’informatique, le droit ou la gestion d’entreprise.

Aujourd’hui, ils sont donc davantage un instrument à destination des professionnels dans le cadre d’une formation continue.

Leur intérêt serait pourtant plus populaire, si les cours proposés étaient plus éclectiques. « Par exemple, il y a très peu de MOOC sur la santé ou les langues, alors qu’il aurait beaucoup d’usagers potentiels », estime encore le co-fondateur de digiSchool.

Les concepteurs de MOOC savent donc ce qui leur reste à faire pour rendre les cours en ligne vraiment accessibles à tous.

Fanny Costes

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