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Miser sur la prévention pour économiser

« Une forme de maturité ». C’est l’impression donnée par les Français à Michel Sebbane, associé au cabinet Deloitte, en charge du secteur public et santé publique. Le baromètre Santé 2014 Deloitte/Ifop, rendu public mardi, laisse ainsi entrevoir un certain nombre de pistes pour améliorer le système de santé, et limiter les dépenses des ménages dans ce domaine. Les Français sont 85%, selon le sondage, à penser que les dépenses de santé restant à leur charge vont augmenter. Un reste à charge qui peut constituer un frein à l’accès aux soins. En France, treize milliards d’euros restent à la charge des patients eux-mêmes ou de leur complémentaire santé. L’idée de développer les actions de prévention en la matière fait donc son chemin.

Pas moins de 87% des personnes interrogées pensent en ainsi que les promouvoir davantage est « important ». Ils sont même 30% à estimer que c’est « primordial ». « On assiste à une forme de revirement ou de prise de conscience, analyse Michel Sebbane. On se rend compte que la prévention c’est important, et que pour vivre longtemps et en bonne santé, cela veut dire il faut se prémunir et être en bon niveau de prévention sur les risques santé ».

En réalité, la pratique est déjà ancrée dans l’esprit des Français : 87% d’entre eux déclarent ainsi avoir effectué au moins une action de prévention ces deux dernières années. Plus de la moitié des sondés (57%) on même noté une amélioration de leur santé suite à l’application de l’une de ces actions.

Pas peur d’« investir »

L’étude Santé 2014 a démontré que les Français étaient prêts à « investir » dans leur budget santé pour en limiter le poids à terme. Près d’un sondé sur deux (44%) se déclare ainsi prêt à payer un supplément pour bénéficier d’un service d’éducation thérapeutique à destination de personnes atteintes de maladies chroniques. Ou encore -à 40%- pour disposer d’un service donnant accès à des outils de prévention. Un surcoût qui s’avérerait « rentable », à en croire les spécialistes. « Il est évident que la prévention coûte moins cher que le curatif, affirme Michel Sebbane. Soigner un malade de longue durée coûte extrêmement cher. Et pour employer un lieu commun, si vous ne fumez pas, par définition, vous évitez des coûts de cigarette mais aussi des coûts de soins ». Sont notamment concernées par cette demande en prévention les mutuelles, souvent jugées trop chères [lien papier mutuelles]. Plus de huit Français sur dix (82%) se disent ainsi « intéressés » par un accès à des services de prévention de la part de leur mutuelle.

Enfin le sondage laisse apparaître que les personnes âgées sont les plus sensibles à l’augmentation de leur restant à charge en matière de dépenses de santé (90% des plus de 65 ans pensent qu’il va augmenter). Face à cela, ils sont 92% à estimer que la prévention « peut retarder l’entrée dans la dépendance ». Et Michel Sebbane d’enfoncer le clou : « Si vous mangez mieux, certes cela vous coûte un petit peu plus cher, mais par rapport au coût de la santé individuelle et collective, ça n’a aucune commune mesure. Plus tôt on dépiste une maladie, mieux on la soigne, et moins cher ça coûte ».

 

© Alexander Raths – Fotolia.com

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