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La Seine-Maritime déclare la guerre aux renards !

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En février 2020, l’ASPAS vous avait appelé à participer à la consultation publique concernant un arrêté prévoyant l’abattage de 850 renards. Le texte, finalement adopté, avait pourtant été désapprouvé par 76% des citoyens ! C’est l’une des raisons qui a poussé notre association à passer à l’offensive : un recours commun avec l’association AVES a été déposé le 23 mars dernier.

Par chance, le confinement généralisé avait mis les opérations de « destruction » en pause et permis de sauver de nombreuses vies.

Hélas, sous la pression des chasseurs, la Préfecture de Seine-Maritime a profité du déconfinement pour ressortir ses plans de guerre contre la faune sauvage, et publier un tout nouveau projet d’arrêté visant à autoriser l’abattage… de 1 430 renards entre juillet et décembre 2020 !

L’ASPAS étudie à nouveau la possibilité d’attaquer cet arrêté, s’il était pris, mais en attendant, nous pouvons participer en masse à la consultation publique jusqu’au  pour faire pression sur les autorités, afin qu’ils réalisent l’absurdité d’un tel arrêté !

NB : Les avis doivent être transmis par voie électronique avant le 19 juin à l’adresse suivante : ddtm-srmt-bnfdr@seine-maritime.gouv.fr en précisant la mention « consultation sur la régulation du renard en tirs de nuit par les lieutenants de louveterie de la Seine-Maritime de juillet à décembre 2020 »

Quelques éléments de réponse, pour la défense de goupil :

– La gale sarcoptique. Il s’agit d’une maladie parasitaire propre à de nombreuses espèces de mammifères et qui ne présente aucun danger pour l’homme et les activités humaines. L’animal peut en mourir. Chaque espèce porte une souche de parasite qui lui est assez spécifique et qui passe donc difficilement à une autre espèce. Sachant que les renards peuvent en mourir, pourquoi chercher à les éliminer pour ce prétexte ?

– L’échinococcose alvéolaire. Plusieurs études scientifiques démontrent que la destruction des renards était inutile pour lutter contre cette maladie, voire qu’elle favorisait sa progression, en ce qu’elle peut contraindre des renards infectés à se déplacer vers des zones encore saines…

– La néosporose est liée à un parasite unicellulaire, dont le réservoir est représenté par les chiens domestiques. On ne connaît pas aujourd’hui de rôle épidémiologique démontré pour la faune sauvage, renard compris. Tuer des renards pour ce prétexte ne correspond donc en aucun cas au 3e critère de l’article L. 427-6 du code de l’environnement.

L’autre argument avancé par la préfecture est « la hausse tendancielle » des populations de renards. Tant mieux pour la biodiversité ! Le renard étant une espèce territoriale, il n’y aura jamais « pullulation » de renards sur un même territoire ; comme de nombreuses autre espèces, les populations de renards s’auto-régulent et adaptent leurs portées suivant la quantité de nourriture disponible. Au Luxembourg, où la chasse est interdite depuis 2015, aucune augmentation spectaculaire et problématique des renards n’a été constatée.

Par ailleurs, tuer des renards pour protéger certaines espèces gibier en vue de mieux les chasser n’est pas plus recevable : cela revient à privilégier les intérêts d’une poignée de particuliers au loisir sanguinaire, au détriment de l’intérêt général.

Enfin, il y a l’argument du renard mangeur de poules. A problème simple solution simple : poulailler bien fermé = problème réglé !

Attention à ne pas faire un simple copier-coller des arguments de l’ASPAS : il faut que votre réponse soit écrite avec vos propres mots. Si vous habitez le département ou un département limitrophe, précisez-le !

Prenez la défense de Goupil !



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