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Dites NON au déterrage des blaireaux dans le Loir-et-Cher !

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L’ASPAS vous appelle à participer massivement à la consultation publique organisée par la Préfecture du Loir-et-Cher, qui prévoit d’autoriser le déterrage des blaireaux cet été !

Vous avez jusqu’au 17 juillet pour déposer votre commentaire, en écrivant à ddt-seb-consultation-du-public@loir-et-cher.gouv.fr

Pour consulter le projet d’arrêté, c’est ici. Pour la note de présentation, c’est ici.

Quelques éléments de contexte

C’est dans ce département du Loir-et-Cher que l’ASPAS, Perche Nature et Sologne Nature Environnement ont fait un recours contre le projet d’arrêté qui autorisait la période complémentaire de déterrage des blaireaux en 2019 (lire ici), ce qui avait provoqué l’ire du président de la FDC 41 Henri-Louis Vuitton, et qui est maintenant 3e vice-président de l’OFB (lire ici).

C’est également dans le Loir-et-Cher que se trouve Valaire, la désormais célèbre commune où son maire Mme Le Troquier a pris un arrêté interdisant le déterrage. Annulé par la Préfecture, l’arrêté a été jugé par le Tribunal Administratif d’Orléans le 1er juillet (verdict attendu pour le 15 juillet).

Comment les chasseurs ont influencé la Préfecture

Sur la page Facebook de la FD41, on peut lire que les chasseurs, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs ont fait pression pour que la Préfecture autorise la période complémentaire de déterrage sur tout le département en 2020, alors que seules certaines régions agricoles devaient être concernées ! Une telle « territorialisation » de la pratique du déterrage est assez inédite, et si on pourrait être tenté d’y voir un progrès, seule une interdiction totale et définitive de la vénerie sous terre n’est acceptable pour l’ASPAS.

Nous vous invitons donc, dans vos messages, à vous opposer au projet d’arrêté en vous inspirant des arguments listés ci-dessous.

Merci à toutes et à tous pour votre mobilisation !

Des arguments à reprendre et à personnaliser

La période complémentaire de chasse sous terre du blaireau, ou vénerie sous terre, est une pratique cruelle, barbare et non sélective, indigne d’un pays qui se prétend « civilisé ».

Cette chasse cruelle a lieu pendant la période d’allaitement, de sevrage et d’élevage des jeunes, ce qui est catastrophique pour une espèce à faible taux de reproduction.

© S. Montagnon

Une espèce fragile dont on ne connaît pas les populations
Aucune donnée scientifique relative à la population de blaireaux n’est fournie, et les recensements de terriers, lorsqu’ils ont lieu, ne distinguent pas terriers principaux et secondaires, ce qui augmente artificiellement les effectifs estimés. Or, les destructions vont avoir lieu pendant plusieurs mois, et alors que la période de dépendance des jeunes blaireautins n’est pas terminée (de mars à août), ce qui est éthiquement insoutenable et catastrophique pour une espèce à faible taux de reproduction (une femelle a en moyenne seulement 2,7 jeunes/an).

Un véritable acharnement !
Le blaireau est un animal particulièrement impacté par les collisions routières. Espèce chassable jusqu’à fin février, le blaireau peut également subir des battues administratives. Autoriser une période complémentaire de déterrage ne fait qu’accentuer l’acharnement contre cette espèce discrète et nocturne.

Des dégâts faibles et évitables
Les informations concernant les dégâts causés par les blaireaux ne sont pas précises. Les dégâts agricoles imputés à cette espèce sont très localisés (essentiellement en lisière de forêt), et sont souvent confondus avec les dégâts, autrement plus importants, provoqués par les sangliers. Ils peuvent être évités par des mesures de protection des cultures ou d’effarouchement, comme l’installation d’un fil électrique ou l’utilisation d’un produit répulsif.

Le déterrage peut favoriser la dispersion de la tuberculose bovine
La vénerie sous terre n’est d’aucune utilité pour lutter contre la tuberculose bovine ; au contraire, elle ne ferait que contribuer à son expansion ! C’est la raison pour laquelle, dans les zones à risque, un arrêté ministériel du 7 décembre 2016 interdit « la pratique de la vénerie sous terre pour toutes les espèces dont la chasse est autorisée en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens ». La tuberculose bovine est une maladie d’origine agricole, transmise à beaucoup d’animaux sauvages dont les blaireaux qui peuvent ensuite devenir un réservoir. Depuis 2001, la France est considérée comme « officiellement indemne de tuberculose bovine » par l’Union européenne, malgré la persistance chaque année d’une centaine de foyers en élevage.

Une espèce protégée ailleurs en Europe
Le déterrage porte une atteinte supplémentaire à une espèce pourtant garante d’une biodiversité riche et d’une nature préservée. Elle est protégée chez nos voisins anglais, belges et néerlandais, et fait l’objet d’une attention particulière par la Convention de Berne, qui interdit le recours aux sources lumineuses. La France a d’ailleurs été récemment sommée de n’autoriser cet instrument que de manière très restrictive.

La réforme de 2019 ne change rien
La réforme ministérielle de février 2019, visant à limiter les souffrances des animaux, est inapplicable. Et surtout, rien ne change à la finalité même de la vénerie sous terre : celle de supprimer des animaux vivants, jugés indésirables par l’homme qui s’octroie un droit de vie et de mort sur des êtres sensibles (cliquez ici pour plus de détails sur cette réforme).

#STOPdéterrage !

Blaireau-F.Limosani

© Blaireau-F.Limosani

La très grande majorité des Français sont favorables à l’interdiction du déterrage, et 73 % n’imaginaient pas que la vénerie sous terre existait encore, selon un sondage IPSOS de 2018 !

Demandez aux côtés de l’ASPAS l’interdiction du déterrage du blaireau, une pratique de chasse barbare et incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles.

JE SIGNE LA PÉTITION



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